Entretiens Skype avec Pascal & Bruno avant la reprise du procès

Pascal et Bruno, le 21 juin 2015

Pascal et Bruno, le 12 juin 2015

Pascal, le 6 juin 2015

Bruno, le 6 juin 2015

Bruno, le 3 juin 2015


800 jours, au bout … ou presque

par Pascal Fauret

800 ème jour, au bout … ou presque

Aujourd’hui ce 29 mai 2015 à Saint-Domingue, s’est tenu la cinquième tentative d’ouverture de notre procès sur le fond.

De la même manière que nous l’étions l’année dernière, les 22 septembre et 1er décembre ainsi que cette année les 9 mars et 20 avril, nous sommes tendus, impatients et déterminés, en un mot : prêts.

Motivés comme toujours, ayant pu, non sans mal une fois encore, conjuguer activité professionnelle et disponibilité, nos trois témoins et experts sont là, prêts.

10h25, la Présidente et ses deux assesseurs entrent, et… ça démarre !

Je veux dire, ce coup ci ça démarre vraiment !

Alors, même si la suite ne s’annonce pas comme une partie de plaisir, on ne peut que se réjouir : ça avance.

11h00, deux des seize témoins de l’accusation pointent leur nez, à l’heure ou presque. Les autres demeurent aux abonnés absents.

11h20, le Procureur débute la lecture de l’acte d’accusation. Il déborde un peu du cadre fixé par les conclusions de la juge de la préliminaire, pourtant à 11h30, il a fini.

Dix minutes pour quatorze inculpés !

En dépit de sa brièveté, si il y a des moments difficiles dans la vie d’un homme, assurément celui là en est un. Pour autant, sans surprise puisqu’il en est ainsi depuis deux ans, nous ne savons toujours pas de quoi nous sommes précisément accusés. L’accusation est globale, sans détails ni individualisation des charges. On pourrait la résumer ainsi : « Tous coupables, qu’on enferme tout le lot ! ». C’est vrai que dit comme ça, il faut pas dix minutes !

L’audience est suspendue, il manque l’avocat d’un militaire dominicain qui plaide dans une autre cour. Jusqu’alors opportunément représenté par un des ses confrère, sa présence devient maintenant impérative avant que ne produise un incident… Vingt minutes plus tard, reprise de l’audience. L’avocat en question n’est pas arrivé, le tribunal décide d’une nouvelle suspension.

Les débats reprendront dans… une semaine, le vendredi 5 juin.

Ils se poursuivront selon un calendrier qui est immédiatement fourni. Sur celui-ci on notera que le vendredi 19 juin au plus tard, nous en aurons terminé.

En dépit de l’immense frustration de n’avoir avancé que d’un pas, nous retiendrons qu’enfin les débats sont ouverts et que leur conclusion a désormais un repère temporel défini ; une butée.

A chaque échéance qui se présentait, vous étiez nombreux à nous encourager d’un « Tenez bon les gars, c’est la dernière ligne droite ! » et bien aujourd’hui, c’est moi qui vous le dit : « C‘est la dernière ligne droite ! »

Et si nous tenons toujours bon, nous savons bien à qui nous le devons. Alors merci les amis, merci à  vous tous.

Pascal


 

 

UNE AUDIENCE PRÉVUE LE 29 MAI

Bonjour à tous,

La prochaine audience du procès est prévue le 29 mai. Le tribunal s’est concerté avec les avocats dominicains de Pascal et Bruno pour tenir compte des disponibilités des témoins que nous sommes, c’est une bonne nouvelle.

En revanche, nous n’avons aucune certitude à ce stade que le procès se poursuivra le lundi 1er juin or nous savons qu’une journée ne suffira pas à mener à bien les débats.
En tout cas Christophe Naudin (expert en sûreté aérienne), Xavier Marchand (ex vice-président du SNPL) et moi-même serons bien présents le 29/5 pour participer à la défense de Pascal et Bruno, en espérant que cette fois-ci nous aurons le temps d’être auditionnés avant un énième renvoi.

Il ne fait pas de doute qu’à chaque échéance manquée la pression monte d’un cran sur la République dominicaine qui ne pourra pas violer éternellement les conventions internationales dont elle est signataire.

Car les faits sont têtus, et le Procureur dominicain devra bien les affronter un jour :

  • OUI, ce vol était un vol commercial opéré par des pilotes de lignes salariés d’une compagnie française disposant de toutes les autorisations d’exploitation : ce fait est confirmé par un rapport intermédiaire d’expert commandé par la justice française publié il y a deux semaines,
  • NON, les pilotes ne sont pas responsables du contenu des bagages des passagers, en particulier quand ils opèrent à partir d’un aéroport international auprès duquel ils ont acquitté une taxe de sûreté pour procéder à cette vérification (cas de toutes les compagnies au monde)
  • OUI, ces deux pilotes ont une biographie professionnelle exemplaire voire exceptionnelle dont il faut tenir compte : 35 années d’aéronautique sans le moindre accroc et les voilà promus complice d’un supposé trafic ? Quelle sinistre plaisanterie…
  • et enfin OUI, ces pilotes ont aussi des familles qui les attendent depuis plus de deux années, avec l’espoir – comme eux – que la justice passera et proclamera enfin leur innocence, ouvrant la voie à un honneur retrouvé et à une nouvelle vie professionnelle.

C’est pour cela que nous sommes ensemble, pour cela qu’avec eux je vous remercie à nouveau, et pour cela que je peux vous affirmer que ce combat ne connaîtra d’autre issue que la victoire.
Bien à vous tous

Philippe HENEMAN

Président de l’ASPB

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Air cocaïne : « Des éléments dissimulés à la justice »

Air cocaïne : « Des éléments dissimulés à la justice »

SOURCE : Le Point.fr – Publié le 01/08/14 à 14h27 EXCLUSIF.

RTL, le 18 juin 2014

« Air cocaïne » : quatre français accusés relâchés

Les deux pilotes français qui avaient été arrêtés en mars 2013 après la découverte de près de 700 kg de cocaïne à bord de leur appareil ont été remis en liberté. Le passager et le membre d’équipage sont également libres. Leur procès doit se dérouler prochainement.

En 2013, l’affaire avait attiré l’attention : 680 kg de cocaïne retrouvés à bord d’un jet appartenant à l’homme d’affaires Alain Afflelou, à Punta Cana, en République dominicaine. Mais si le Falcon 50 appartient bien au célèbre opticien, celui-ci a expliqué qu’il n’avait rien à voir avec l’affaire, l’appareil étant loué à une société à ce moment-là. Les deux pilotes français de l’avion, en revanche, ont immédiatement été arrêtés par la police, avec deux autres Français.